L’aide à l’Insertion Professionnelle des jeunes diplômés :

L’oubliée des Assises de l’Enseignement Supérieur ?

 

Le long processus de consultation mis en place fin juin 2012, portant sur les Assises de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, s’est terminé en décembre avec la remise d’un rapport de synthèse au Président de la République.

 

Après la communication du 9 janvier faite à ce propos, par Mme. Geneviève Fioraso Ministre en charge de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, FEE revient sur cette actualité et sur cette thématique qui est, reste et demeure au cœur de ses préoccupations.

 

Acteur référent depuis 1995 en matière d’insertion professionnelle des cadres et progressivement des jeunes diplômés, FEE se positionne très clairement comme praticien et non théoricien, sur ce segment. Sous cet angle d’approche, tout naturellement FEE s’interroge, en toute indépendance, sur les conclusions de ces consultations qui ont mobilisé sur de longs mois, tant d’énergie.

 

FEE procède à cette lecture critique, dans une démarche positive associative et citoyenne, avec pour seul et unique objectif : analyser au plus près les décisions prises, pour mieux comprendre aujourd’hui et accompagner demain, les étudiants sortis des Universités.

 

C’est aussi une occasion pour FEE, passerelle entre l’entreprise et l’université, très attachée à la réussite de l’insertion professionnelle des jeunes diplômés, après l’obtention de leurs diplômes, de faire le point sur la LRU 2007 et les suites annoncées avec la LRU révisée début 2013.

 

Aujourd’hui, qu’en est-il de la loi sur les Libertés et Responsabilités Universitaires [LRU] à peine posée, et déjà révisée ?

Pour FEE, la nouveauté portait essentiellement sur l’autonomie de gestion, avec un amendement statutaire que l’on pourrait raisonnablement qualifié de « révolutionnaire » : l’insertion professionnelle.

 

Insertion professionnelle… Le mot est lâché ! C’est « tendance », le jackpot des moteurs de recherche, le sésame, le mot-clé, chic et choc, sous les feux de la rampe et au croisement d’une actualité toujours pressée exigeante et interrogative !

 

Mais en fait, dans ce cadre précis [LRU] que doit-on comprendre par « insertion professionnelle » et comment passe-t-on d’un concept jamais clairement explicité à une action ciblée correctement conduite ?

 

En ce début d’année, l’Insertion Professionnelle au sein des Universités est intégrée aux « services péri-universitaires » liés à la Formation et devient à vive allure une préoccupation majeure, certes, mais sans cesse esquivée car jamais traitée.

 

Parce que FEE se positionne comme un acteur externe, soucieux de contribuer de façon positive à ces services péri-universitaires, l’association constate malheureusement et regrette l’amalgame entretenu et répété entre : Formation, Orientation et Insertion.

 

En effet, concrètement, à aucun moment, le traitement spécifique de l’insertion professionnelle des jeunes diplômés n’est réellement abordé.

 

Mais pourquoi donc ?

 

Pourquoi l’appropriation par les universités de ces « services péri-universitaires » avec le traitement réel des différents concepts posés, n’est-elle pas au rendez-vous ?

 

Pourquoi ces « services péri-universitaires » ne sont-ils pas perçus comme hautement prioritaires ?

 

Pourquoi les moyens, tant en termes financiers qu’en ressources humaines expérimentées, sont-ils si limités et surtout accordés en dehors de toute démarche stratégique raisonnée ?

 

Dans la poursuite et le renforcement du dialogue interculturel entre le monde universitaire et le monde marchand… dans une prise de conscience partagée mise au service et dans l’intérêt des jeunes diplômés …

Quand arriverons-nous, en France, à dépasser les clivages traditionnels régulièrement soulignés et qui perdurent ?

 

Les freins à l’insertion professionnelle sont clairement identifiés, depuis bien longtemps :

 

Depuis son origine, de par sa nature, l’université est fondamentalement tournée vers la Recherche.

 

De facto, sans vouloir l’offenser, l’universitaire n’est pas un gestionnaire. La récente autonomie difficilement maîtrisée conforte cette impression.

 

In fine, la démocratisation de l’accès à l’enseignement supérieur est exclusivement portée par l’université, qui se retrouve seule, pour l’absorber sans en avoir les moyens.

 

Et dans l’urgence et la surenchère pour rester attractive … la multiplicité des filières d’études proposées sans soutien, altère sa lisibilité, écorne sa visibilité et impacte négativement sa crédibilité face aux réalités du marché de l’emploi.

 

Au-delà de ce constat et malgré ces résistances,

 

FEE continue et continuera à apporter sa contribution et souhaite participer à minimiser les coûts induits de l’insertion professionnelle avec les difficultés accrues, associées aux publics diversifiés.

 

Dans un rapport gagnant-gagnant,

Pour diminuer les décrochages,

Pour une insertion professionnelle réussie des jeunes diplômés,

FEE poursuit son travail à partir d’une approche originale de l’insertion professionnelle, différenciée de l’Orientation et de la Formation.

 

Elle intervient au plus près des attentes et des besoins des étudiants avec des programmes pédagogiques appropriés autour de la réflexion et de la mise en œuvre de leur Projet Professionnel crédible et réalisable : le PPP©

 

Sources officielles : Portail Gouvernemental, Centre d’Analyse Stratégique


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